Comment communiquer efficacement en période de crise ? Cette question est au cœur d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes de radios communautaires sur la communication des risques environnementaux et le journalisme responsable en temps de crise.

 

Organisée par l’UNESCO, en collaboration avec la Fédération des Radios de Proximité du Congo (FRPC), cette formation se déroule du 30 septembre au 2 octobre 2026 dans la salle Bokava, au siège de l’UNESCO à Kinshasa. Elle réunit 25 journalistes issus de radios communautaires de la capitale congolaise.

 

La FRPC est représentée à cet atelier par son secrétaire permanent, Jean-Claude Lumisa Misamu, qui fait également partie du panel des facilitateurs.

 

Dans son mot de circonstance, il a appelé les participants à considérer cette formation non seulement comme un espace d’apprentissage, mais surtout comme un véritable laboratoire de pratiques professionnelles.

 

« Cette formation intervient dans un contexte où les risques environnementaux, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires et les effets du changement climatique peuvent avoir des conséquences importantes sur les populations. Face à ces situations, la radio communautaire n’est pas seulement un moyen de diffusion de l’information. Elle constitue un outil de proximité, d’alerte, de prévention, de sensibilisation et de cohésion sociale », a-t-il souligné.

 

L’UNESCO a également remercié les participants et salué leur engagement à apprendre et à renforcer leurs pratiques professionnelles au cours de cet atelier.

 

« Le rôle des médias ne commence pas lorsqu’une catastrophe survient. Il commence bien avant. Il consiste à sensibiliser, à expliquer les risques, à diffuser les alertes, à encourager les comportements responsables et à mettre en lumière les solutions qui existent au sein même des communautés », a déclaré Claudine Ndaya, chargée de communication à l’UNESCO.

 

Elle a ajouté que, lorsqu’une catastrophe survient, les radios communautaires deviennent des relais indispensables pour transmettre rapidement des informations fiables, orienter les populations et lutter contre les rumeurs ainsi que la désinformation susceptibles d’aggraver la crise.

 

Représentant le secrétaire général à la Communication et Médias, Rhoda Makwala a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier. Elle a remercié l’UNESCO et la FRPC pour leur collaboration, qui a rendu possible la tenue de cette formation.

 

« Aujourd’hui, notre pays fait face à des risques environnementaux et climatiques sans précédent. Qu’il s’agisse d’inondations, de déforestation ou d’érosion, les menaces sont réelles. Face à ces urgences, votre responsabilité est immense. Informer ne suffit plus : il faut sensibiliser pour sauver des vies », a-t-elle déclaré.

 

Elle a également rappelé qu’en période de crise, la rumeur et la désinformation peuvent être aussi destructrices que la crise elle-même, invitant ainsi les journalistes à faire de l’éthique leur boussole.

 

En effet, une information non vérifiée peut provoquer la peur, semer la confusion et exposer davantage les personnes vulnérables. Les radios communautaires sont donc appelées à jouer un rôle déterminant dans le paysage médiatique, en demeurant la voix des sans-voix et l’un des premiers remparts des populations face aux crises.

 

En sélectionnant 25 journalistes de radios communautaires de Kinshasa, la FRPC entend contribuer à la formation de professionnels capables de prévenir, d’informer, d’alerter et de renforcer la résilience des communautés, tout en respectant les principes d’éthique et de déontologie journalistique.

 

Olivier Masini